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Merde et puis merde, je n'en peux plus de ces souvenirs qui me hantent et qui m'empêchent de vivre en paix;
je n'en peux plus de ces images qui encombrent mon cerveau, que je vois défiler à chaque fois que je ferme les yeux , m'imposant une insomnie cauchemardesque,
je suis fatiguée
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encore une journée loin de mon cher et regretté pays, encore une journée à bercer l'espoir que le soleil de la liberté brillera sur les pleines et baignera les belles montagnes de mon pays, encore une journée ou on passe du plus haut au plus bas en quelques secondes, au bout de quelques souvenirs dont bouillonne l'esprit,
les souvenirs d'une femme en pleurs sur le cadavre mutilé de son enfant, l'image d'un frére qui voit , du haut de ses 17 ans, agoniser son meilleur ami, assassiné, arraché à sa vie à la fleur de l'âge, à ce moment ou les souvenirs surgissent, on perd tout espoir, et on se dit que les cartes sont jouées d'avance, que rien ne peut changer le chaos ou sombre l'algérie.
mais j'y crois , au miracle, à ce moment qui viendra ou on pansera nos blessures, ou on regardera notre cher pays sans rougir de honte, honte de l'avoir abondonné , pour chercher une vie meilleure, mais avons nous eu le choix?
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vivre loin de son pays est si difficile, on se sent déracinés, déchirés entre l'envie d'être parmis les siens à savourer les fous rires et les boutades des amis, et l'envie incensée de ctte liberté qui nous manque chez nous et qui nous fait courir dans tous les coins du monde.
je ne sais pas si c'est logique, mais depuis qu'il y'a recrudescence des violences etdes attentats en kabylie, j'ai de plus en plus l'envie de rentrer chez moi, d'embrasser cette terre qui m'a vue naitre, humer cet air frais, me perdre dans l'immensité de ses montagnes.
hier, un ami français m'a demandé si je compte toujours rentrer en kabylie, malgré les risques imminents; je lui répondis tout simplement que rien ne me ferra éloigner de ma belle et rebelle kabylie, que si je n'y allais pas,moi et mes compatriotes, les sanguinaires auront gagnés, il auront main basse sur notre pays et le trasformeront en un enfer sur terre, et ça un amazigh ne le permettra jamais.
j'arrive mon beau pays, je rentre bercer mes rêves entre tes bras.
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encore des attentats qui frappent mon pauvre pays, proie des sanguinaires aveugles , sans coeur.
encore des morts, des pleurs, des souffrances;
jusqu'à quand resterons nous spectateurs devant ces masacres; silencieux devant les autorités qui semblent impuissantes , et qui ne cessent , aprés chaque bombe qui explose au nez du peuple, de rappler la "réconciliation nationale"; foutaise, khorti, se réconcilier avec les sanguinairs, les violeurs, les tueurs; c'est être pire qu'eux, c'est être fous, mais ça ne semble pas poser probléme au schizophrénequi nous sert de président de la "république démocratique et populaire" qu'est l'algérie.
démocratique? si démocratie veut dire interdiction à la libre expression, interdiction à la pratique d'un autre culte que l'islam, êre arabe malgré tes racines, ou tre bérbére et tomber sous les balles assasines de ses "freres" , si c'est ça la démocratie, alors y'a pas plus démocrate que l'algérie.
je n'arrive pas à m'emêcher de penser que si le gouvernement à riposter au terrorisme avec la même férocité avec laquelle il a réagit au printemps noir contre des jeunes désarmés(132 morts) sans compter les blessures physiques et surtout morales qui ne s'effaceont surement pas, s'il avait réagit avec autant "d'efficacité" , peut être qu'on en serai pas là, la peur au ventre à attendre les nouvelles d'une prochaine attaque terroriste, comme une fatalité
je pense à toi, cher pays, je pleure tes souffrances , je hume ta terre maculée de sang d'innocents, et j'écum de rage, je hurle comme un animal blessé, le coeur dans la main, je crie ton amour mon Algérie,
jamais on ne cédera à ces fous, on résistera jusqu'au dernier souffle, le mal ne vainquera jamais; d elmuhal, d awezghi
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Libre d'être soi même, voila à quoi aspire une femme algérienne, qui a vécu la majorité de ses années dans un pays meurtri par la guerre civile, piétiné dans son identité et ses racines.
Ne plus être soumise au joug de "l'homme" , eternel tuteur de la femme, comme si un femme sest incapable de choisir pour elle la vie qu'elle veut mener, ne plus avoir peur de sortir dans la rue "normalement" habillée, joliment maquillée, etre fiére d'etre une femme à part entiére, et cesser de se cacher ou de se faire discréte, dans une société ou la femme est "l'incarnation du diable", la tentatrice , la pecheresse; bien sûr je parle du point de vu des islamo-baathistes, qui pululent et pourissent notre pays, qui considérent la femme comme génitrice et éducatrices de leurs enfants, dont la place est à la maison à servir leur maris; et basta.
Moi je dis NON; KHATI; la femme n'est et ne sera jamais l'objet d'un homme, j'invite mes compatriotes et toute personne interessée à me rejoindre et à s'exprimer sur la question, y a tellement de choses à dire, mais surtout à faire , pour sortir du cauchemard .......
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